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Ce que l'Ordre de l'Île-du-Prince-Édouard dit vraiment à la communauté acadienne 

il y a 16 heures
2 min de lecture

Par Charles Duguay, président de la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard 

Le 7 octobre, à la Maison du gouvernement, Eileen Chiasson-Pendergast est devenue la 11e personne acadienne à recevoir l'Ordre de l'Île-du-Prince-Édouard. Créée en 1996, cette distinction, la plus haute que notre province décerne à ses citoyennes et citoyens, est remise à un maximum de trois Insulaires par année. 

Comme organisme porte-parole de la communauté acadienne et francophone, la SAF'Île est profondément fière de voir la contribution de l'une de ses membres à la protection et à la promotion de notre langue et de notre culture reconnue à ce niveau. Mais au-delà de notre fierté, cette reconnaissance mérite qu'on s'arrête un instant sur ce qu'elle signifie réellement. 


Eileen a consacré plus d'un demi-siècle à faire vivre le français à l'Île. Enseignante, autrice, comédienne, bâtisseuse, elle a fait partie de cette génération qui, à la fin des années 1960, a vu la centralisation scolaire fermer les petites écoles françaises de nos régions rurales. Beaucoup auraient baissé les bras. Elle a choisi d'agir : porte-à-porte, rencontres publiques, années de persévérance pour ramener le français dans nos écoles, puis pour bâtir une école de langue première et un centre communautaire à Prince-Ouest. 


Ce qui frappe, dans le parcours d'Eileen, ce n'est pas seulement ce qu'elle a accompli, c'est la conviction qui l'a guidée : on ne demande pas la permission d'exister dans sa propre langue. On la parle, on la chante, on la transmet. 

Par cette reconnaissance des plus méritées, la province envoie aussi un message fort et affirme une vérité que notre communauté défend depuis des générations : la langue et la culture acadiennes et francophones font partie intégrante de l'identité de l'Île-du-Prince-Édouard. 


Alors, en célébrant Eileen Chiasson-Pendergast, célébrons aussi ce qu'elle représente : la preuve qu'une communauté déterminée, appuyée par ses institutions et par sa province, peut bâtir un avenir dans sa langue. 

Félicitations, Eileen. Vous nous rappelez à toutes et à tous ce qu'une seule personne, portée par une communauté, peut accomplir. 

 
 
 

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