J'ai toujours rêvé de vivre au Canada

Dernière mise à jour : 22 févr.

Jour 3 de la Semaine Nationale de l'Immigration francophone. C'est l'occasion de mettre en lumière des parcours inspirants, des rencontres et de célébrer le multiculturalisme et la richesse du Canada.


-Entretien avec Amine Abdel -


1. Pourquoi l’Î.-.P.-E?

J'ai toujours rêvé de vivre au Canada. C'est un bon pays, avec de bonnes personnes. Le pays est très accueillant. Il a été très facile de s'intégrer à cet égard. Ma famille et moi nous sommes retrouvés à l'Île-du-Prince-Édouard parce que j'ai pu trouver mon premier emploi dans un hôtel de l'île. Lorsque la covid est arrivée, j'ai dû changer d'emploi et c'est alors que j'ai eu la chance de trouver un emploi à l'école comme concierge. Lorsque le poste s'est libéré dans la cuisine du Carrefour, j'ai décidé de postuler. Ma famille aime l'Î.-P.-É. et j'aime mon travail, c'est pourquoi nous allons rester. 

2. Des difficultés à l’arrivée? En hiver, les opérations ralentissent et c'était une période très stressante avec la réduction des heures de travail. C'était une période de difficulté.  Et puis, le temps lui-même a été un grand ajustement. Je n'ai jamais vécu dans un endroit où j'avais besoin d'une application météo. Après un certain temps, nous nous y sommes habitués. 

3. Liens avec la communauté acadienne et francophone? Avant de travailler au carrefour, je ne connaissais pas la communauté francophone de l'île. Je n'ai jamais croisé d'événements francophones et je ne savais pas comment en trouver. Mon lien avec la communauté se fait vraiment par le travail que j'ai trouvé ici.

4. Un clin d'oeil? Chez moi, au Maroc, j'ai appris le français et lu des ouvrages comme Emile Zola et Victor Hugo. J'ai appris le français des Français, où la langue semblait avoir évolué. Ici, au Canada, j'apprends des accents, des intonations et des expressions des Québécois et des Acadiens qui sont encore très différents.